Flash info
12 janvier 2012
Pour commémorer cette  journée du souvenir qu'est le 12 janvier, les féministes  de la CONAP (Coordination Nationale de plaidoyer pour les droits des femmes) se retrouveront de  10h00 à 1h00 pm au local de la SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes), au 9 rue Villemenay, Bois Verna (en face de Radio Kiskeya).

Rejoignez-nous pour saluer collectivement la mémoire de tous/toutes nos compatriotes disparus, en particulier celle de nos sœurs féministes (Anne-Marie Coriolan, Magalie Marcelin, Myriam Merlet) et des autres femmes fauchées le 12 janvier 2010.
 
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Etat des lieux: Femmes et santé en Haiti Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   

Un manque d’accès à l’information et à la formation relatives aux droits reproductifs. Les efforts à date très insuffisants et rares sont les programmes qui intègrent une perspective de genre, et de renforcement du pouvoir de négociation sexuelle des femmes et des filles.

· Un faible taux d’utilisation de contraceptifs. Au niveau national le taux d’utilisation des contraceptifs (y compris des préservatifs) demeure faible (13.2%). Couplé à la carence de programmes d'éducation sexuelle, ceci a pour résultat un fort taux de croissance de la population avec un taux de fécondité de 4.8 , et un taux de grossesses précoces élevé parmi les jeunes filles en âge de scolarisation.

Une politique publique en matière de reproduction inéquitable : la politique publique fait une promotion des condoms masculins mais ne facilite pas la promotion des condoms féminins dans des conditions semblables. Or l’utilisation des préservatifs féminins accorde plus de pouvoir aux femmes pour se protéger contre des grossesses non désirées, et surtout se protéger contre les IST.

Une reconnaissance très limitée des droits reproductifs dont l’interruption volontaire de la grossesse (IVG): Vu que l'avortement est illégal en Haïti, des femmes et des jeunes filles confrontées à des grossesses non désirées ont parfois recours à l'avortement clandestin pratiqué dans des conditions douteuses. Il est intéressant de noter qu'il n’existe aucun chiffre officiel sur cette pratique

. Une étude nationale récente suggère que le problème est répandu, et que les risques médicaux d'avortement illégaux sont très élevés. · Un taux de mortalité maternelle élevé : Le taux de mortalité materno-infantile demeure parmi les plus élevés des Amériques même si le chiffre exact demeure l'objet de discussion. Selon le PNUD, le taux de mortalité atteint 475/100000 ce qui est parmi les taux les plus élevés des Amériques.

· Une carence des services de maternité : Compte tenu de l’absence des centres de santé de proximité, et compte tenu des coûts des services offerts, 80% des femmes haïtiennes sont contraintes d’accoucher dans des conditions difficiles et sans accès au personnel médical qualifié. · Une féminisation et une juvénilisation du SIDA : Les résultats des dernières enquêtes suggèrent que le taux d’infection est en croissance pour certains secteurs de la population dont les femmes et les jeunes. Haiti détient le taux de prévalence le plus élevé de la région avec un fort taux de transmission materno-infantile.

· Une forte incidence de la violence à l’égard des femmes mal appréhendée. L’EMMUS II révèle un taux de violence de x% alors qu’une étude réalisée en 1995 affirme que 70% des femmes seraient victimes de violence (et dans plus que 60% des cas les violences seraient perpétrées par des personnes ayant des liens avec la victime). Les écarts de ses résultats démontrent, que malgré l’importance du phénomène, il y a lieu de mieux l’étudier.

· Une absence de politique publique à l’égard de la violence : Malgré ces chiffres accablants, la violence à l’égard des femmes, dans toutes ses formes, continue à passer généralement sous silence et ne fait pas l’objet d’action directe et soutenue des autorités publiques.

Ainsi dans le champ de la santé, les principales caractéristiques de la condition féminine sont : un manque d’accès à une formation sur la santé intégrant une perspective de droits, un manque de programme d’éducation sexuelle des jeunes et des adultes favorisant le respect des droits et la responsabilisation des partenaires, une politique de contraception discriminatoire ne favorisant pas le contrôle par les femmes de leur corps et de leur fécondité, une carence de structures de santé tenant compte des besoins et intérêts spécifiques des femmes, une absence de politique et des moyens pour contrecarrer la violence à l’égard des femmes.

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