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12 janvier 2012
Pour commémorer cette  journée du souvenir qu'est le 12 janvier, les féministes  de la CONAP (Coordination Nationale de plaidoyer pour les droits des femmes) se retrouveront de  10h00 à 1h00 pm au local de la SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes), au 9 rue Villemenay, Bois Verna (en face de Radio Kiskeya).

Rejoignez-nous pour saluer collectivement la mémoire de tous/toutes nos compatriotes disparus, en particulier celle de nos sœurs féministes (Anne-Marie Coriolan, Magalie Marcelin, Myriam Merlet) et des autres femmes fauchées le 12 janvier 2010.
 
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Plaidoyer pour le maintien du Ministère à la condition féminine Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   

Un acquis politique pourcombattre les discriminations et les violences de genre 

[vèsyon kreole pi ba] 

Depuis lacréation, le 8 novembre 1994, du Ministère à la Condition féminineet aux droits des femmes (Mcfdf),il faut, à chaque changement de pouvoir, que le mouvement des femmeshaïtiennes se mobilise pour dire Nonaux velléités de nier cet acquis politique.

L’équipe du Président Michel Martelly ne se donne même pas la peine d’expliquer ce qui pourrait justifier la décision de fermer le Ministère à la Condition féminine. Au-delà des précautions de langage, c’est bien de disparition sur l’échiquier politique national qu’il s’agit, lorsque le Premier ministre désigné, M. Daniel-Gérard Rouzier, déclare que la Condition féminine sera intégrée au Ministère des Affaires sociales et du travail (Mast), sans moindrement préciser la nature de la structure en question. 

Pourquoi cette volonté de priver le pays d’un instrument politique qui a permis de faire des avancées notables en termes d’égalité des droits pour 52% de la population ?

Différentes arguties ont été avancées auparavant pour prétendre fermer le Ministère à la Condition féminine. Il y a notamment lieu de retenir: la disponibilité budgétaire, l’inefficacité et l’inutilité. 

Disponibilité budgétaire: Pour 2010-2011, le budget du Ministère à la Condition féminine a été d’environ 37 millions de Gourdes. Ces montants ne sauraient en aucun cas sortir le pays du marasme économique.

Inefficacité: Le ministère à la Condition féminine accuse certes des insuffisances, tout comme toutes les autres institutions de l’appareil d’État: Présidence, Primature, Parlement, Judicaire, ministères, mairies, collectivités territoriales et institutions indépendantes telles que le Conseil électoral, etc.

  • L’illettrisme et l’éducation au rabais sont des phénomènes patents. L’analphabétisme frappe davantage les femmes et les filles. La formation professionnelle est presque inexistante dans le secteur public. 
  • La grande majorité des populations n’a toujours pas accès, de manière continue et satisfaisante, aux soins de santé. La plupart des femmes accouchent sans assistance médicale. La mortalité maternelle est l’une des plus élevée au monde; Les familles monoparentales féminines sont légion dans le pays. 
  • L’insécurité alimentaire est une donnée avec laquelle doit compter les populations, en particulier les groupes marginalisés ruraux et suburbains où prédominent les femmes. Le droit à l’alimentation n’est pas respecté. La paysannerie ne bénéficie pas d’un encadrement apte à lui permettre de se relever dignement et efficacement. 
  • Les dysfonctionnements de la justice sont notoires. L’insécurité est un phénomène récurent, peu contrôlé. 

Les ministères de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et de la justice, pour ne citer que ceux là, existent depuis fort longtemps, avec leurs faibles performances et l’absence d’esprit de service public Pourtant, il ne vient pas à l’idée d’un quelconque pouvoir de les fermer. Par contre, l’on menace de disparition l’une des institutions les plus récentes, le Ministère à la Condition féminine, qui pourtant a 17 ans d’existence.

Inutilité : L’existence du ministère à la Condition féminine se justifie par la nécessité de prendre en compte, au plus haut sommet de l’État, les rapports sociaux de sexe et leurs incidences dans tous les domaines. La mission du ministère est de promouvoir et défendre les droits fondamentaux des femmes/filles et, ce faisant, de contribuer à instaurer une meilleure cohésion sociale. Cela à travers la définition et l’application de politiques et programmes publics visant l’égalité des sexes, la lutte contre les violences de genre et la féminisation de la pauvreté, et en s’assurant du caractère transversal de ces orientations dans l’action gouvernementale. Cela répond aux prescrits de la Constitution de 1987 et aux engagements pris par Haïti en signant les conventions internationales relatives aux droits de la personne et aux droits spécifiques des femmes et des filles, en tant que personnes et citoyennes. 

S’il s’agit réellement, comme se plait à le déclarer le Président Martelly, de redresser l’État et d’œuvrer à l’édification d’une société fondée sur le droit et le respect des droits de la personne, il importe que le Ministère à la Condition féminine joue pleinement son rôle et soit plutôt résolument renforcé dans ses capacités pour la pleine réalisation de sa mission.

Les militantes des droits des femmes que sont les féministes rêvent du jour où le Ministère à la Condition féminine ne sera plus nécessaire,  car les droits fondamentaux des femmes et des filles seront pleinement reconnus,  respectés et l’égalité des chances sera une réalité tangible. Les féministes rêvent aussi du jour où la Secrétairerie d’État à l’alphabétisation n’aura plus de raison d’être,  parce que les enfants des deux sexes non scolarisés,  qui deviennent des adultes analphabètes,  auront eu dès la petite enfance l’opportunité de recevoir une instruction de qualité qui leur permettra d’être des citoyens et citoyennes qui participent activement au devenir de leur pays. 

Pour Kay Fanm, Danièle Magloire

 

Les organisations suivantes appuient la déclaration de Kay Fanm enfaveur du maintien du Ministère à la condition féminine et auxdroits. Ces organisations demandent au nouveau gouvernement et auParlement de doter le ministère des ressources nécessaires àl’accomplissement de sa mission en matière d’égalité.

  1. Concertation nationale contre les violences faites aux femmes ; Réseau national d’organisations

  2. Centre de promotion des femmes ouvrière (cpfo) ; Région métropolitaine de Port-au-Prince, département Ouest

  3. Fanm Yo La /Les femmes sont là (Collectif féminin haïtien pour la participation politique des femmes)

Région métropolitaine de Port-au-Prince, départements Sud, Sud-est, Nord

  1. Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement (moufhed)

Région métropolitaine de Port-au-Prince, départements Artibonite, Ouest, Nord, Nord-est, Sud-est

  1. Asosyasyon fanm solèy d Ayiti /Association des femmes soleil d’Haïti (afasda)

Départements Nord, Nord-est, Nord-ouest

  1. Fanm lakay /Femmes du terroir ; département Nord

  2. Kódinasyon fanm Nódès /Coordination des femmes du Nord-est; département Nord-est

  3. Mouvman fanm Nip /Mouvement des femmes de Nippes (mofad – Nippes); département Nippes

  4. Mouvman fanm Ansavo /Mouvement des femmes d’Anse à veau (Mofa) ; département Nippes

  5. Komite fanm Gabou /Comité des femmes de Gabou ; Commune de Petite Rivière, département Nippes

  6. Groupman fanm Duverger /Groupement des femmes de Duverger ; Commune de Miragoâne, département Nippes

  7. Rasanbleman fanm Nip /Rassemblement des femmes de Nippes (rafanip); département Nippes

  8. Konbit fanm peyizàn Abraham /Rassemblement des paysannes de Nippes (kofa) ; département Nippes

4ème section communale de Miragoâne, département Nippes

  1. Alternative action verte; Réseau d’organisations du département des Nippes

  2. Groupement pour la relance de l’économie des femmes en association par coopérative (grefacoop)

Commune de Delmas, région métropolitaine de Port-au-Prince, département Ouest

  1. Coalition des femmes de la 3ème circonscription de Port-au-Prince (kofatra) ; Martissant, département Ouest

  2. Réseau des femmes progressistes pour le développement d’Haïti (rfpdh) ; département Ouest

  3. L’espoir des femmes haïtiennes de Petit-Goâve (efhpg); département Ouest

  4. Association des femmes actives de Saint Louis du Sud (afas) ; département Sud

  5. Femmes actives de la Savanne (fas) ; département Sud

  6. Association des femmes progressistes de Flamand (afpf); département Sud

  7. Association des femmes pour le développement des Anglais (afda); département Sud. 

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Pledwaye pou kenbe Ministè Kondisyon fanm nan                                     

Ministè Kondisyon fanm, yon gany politik pou konbat diskriminasyon ak vyolans sou fanm
Depi Ministè Kondisyon fanm ak dwa fanm nan kreye, 18 novanm 1994, chak fwa gen chajman nan pouvwa a, mouvman fanm ayisyèn nan oblije mobilize pour di NON ak tout mannèv ki ta vle pase anba pye gany politik sa a. 

Ekip Prezidan Michel Martelly a pa menm pran lapèn pou bay rezon ki ta kapab jistifye desizyon pou fèmen Ministè Kondisyon fanm nan. An wetan prekosyon ki pran pou prezante koze a, sa klè y ap chache disparèt ministè a nan anviwonman politik nasyonal la. Dapre dizon Premye minis deziye a, misye Daniel Rouzier, Ministè Kondisyon fanm nan pral entegre andedan Ministè Afè sosyal ak travay (MAST). San li pa menm esplike lekouman.

Pouki volonte sa a pou prive peyi a de yon zouti ki pèmèt make pwogrè enpòtan nan domèn egalite dwa moun, pour 52 pou san popilasyon an ?

Divès rezon ki pa kenbe abitye bay pou chache fèmen Ministè Kondisyon fanm nan. Pami yo : Mank lajan, inefikasite ak initilite.

Pou sa ki konsène manke lajan :

Pou 2010-2011, bidjè ministè a te anviwon 37 milyon Goud. Kòb sa a pa fouti rezoud pwoblèm ekonomik peyi a.

Pou sa ki konsène inefikasite :

Se vre, Ministè Kondisyon fanm nan gen mankman, menm jan ak tout lòt enstitisyon Leta yo : Prezidans, Primati, Palman, Lajistis, ministè, meri, kolektivite teritoryal, enstitisyon endepandan tankou Konsèy elektoral, elatriye.

    Pa konn li ak ekri, edikasyon degrenn gòch se pwoblèm ki malouk nan peyi a. Se fanm ak tifi ki plis analfabèt. Nan sektè piblik la prèske pa genyen fòmasyon pwofesyonèl.

    Majorite popilasyon yo toujou pa ka jwenn swen lasante, nan bon kondisyon epi san mank. Pifò Ayisyèn ap akouche san èd medikal. Yon latriye fanm ap mouri nan akouchman; se youn nan pi gwo chif nan lemond. Fanmi kote se fanm k ap degaje pou kont yo ak pitit yo fè mikalaw nan peyi a.

    Ensekirite nan lamanjay se yon tèt chaje pou popilasyon yo ; espesyalman pou sila ki nan gwoup yo mete sou kote yo, nan zòn riral ak nan katye defavorize yo. Pami moun sa yo, majorite se fanm. Dwa lamanjay pa garanti nan peyi a. Peyizan ak peyizàn pa jwenn bon jan ankadreman ki pou pèmèt chanje sitiyasyon yo nan ladiyite epi ki pou pèmèt yojwenn bon rannman nan travay yo.

    Move fonksyonman Lajistis se yon koze ki sou laplas piblik depi lontan. Ensekirite se yon maleng ki pa sou kontwòl. 
Ministè edikasyon, sante, agrikilti ak lajistis, pou site kèk grenn sèlman, ekziste depi digdantan. Malgre feblès rezilta yo, malgre yo pa respekte lespri sèvis piblik la, sa pa janm pase nan lide okenn pouvwa pou fèmen yo. Men y ap menase pou fèmen Ministè Kondisyon fanm nan ki poutan genyen 17 lane. 

Pou sa ki konsène initilite:

 Ministè Kondisyon fanm egziste paske li nesesè pou se nan pi wo nivo Leta yo pran an konsiderasyon kesyon rapò debalanse ant fanm ak gason nan sosyete a, epi konsekans sa genyen nan tout domèn. Misyon ministè a, se fè pwomosyon epi defann dwa fondalnatal fanm ak tifi. Sa tou vle di, pote kontribisyon pou tabli yon sosyete ki gen plis amoni sosyal.Kidonk, wòl ministè a se tabli epi mete an plas politik ak pwogram nan Leta a. Politik ak pwogram sa yo la pou favorize egalite ant gason ak fi, pou konbat vyolans sou fanm ak tifi, pou konbat fenomèn kote yon pakèt fi ap plede vin pi pòv (feminizasyon lamizè), epi pou asire tout koze sa yo ap gen plas yo nan tout aksyon gouvènman an. Prezans ministè a tonbe daplon ak dizon Konstitisyon 1987 la, epi ak tout konvansyon entènasyonal Ayiti ratifye e ki konsène dwa moun, dwa fanm ak tifi, kòm moun, kòm sitwayèn.

Si se tout bon vre, jan Prezidan Martelly ap plede di a, li gen volonte pou travay pou redrese Leta, pou konstwi yon sosyete ki chita sou lalwa ak respè dwa moun, li nesesè epi enpòtan pou Ministè Kondisyon fann nan gen plas li pou li jwe wòl li. Kidonk, fòk pito ta gen volonte pou ranfòse ministè a, yon fason pou li gen kapasite pou akonpli misyon li kòmsadwa.

Feminis yo, kòm militant k ap defann dwa fanm, ap reve ki jou ka jou nou pa p bezwen Ministè Kondisyon fanm ankò ; Paske sosyete ap rekonèt epi respekte karebare dwa fondalnatal fanm ak tifi ; Paske fi ap genyen menm posiblite ak gason pou gen tout chans yo nan lavi a. Konsa tou, feminis yo ap reve ki jou ka jou nou pa p bezwen ankò yon Sekreteri d Eta pou alfabetizasyon ; Paske timoun yo, tifi kou ti gason, ki pa gen okazyon ale lekòl epi ki tounen granmoun analfabèt, ap gen posiblite ale nan bon lekòl depi yo ti katkat, pou yo sa tounen sitwayen ak sitwayèn k ap patisipe aktivman nan konstwi lavni peyi yo.

Pòtoprens, 31 me 2011

Pou Kay Fanm, Danièle Magloire

Óganizasyon sila yo apiye deklarasyon Kay Fanm nan anfavè Ministè Kondisyon fanm ak dwa fanm. Óganizasyon yo mande nouvo gouvènman an ak Palman an pou yo bay ministè a tout mwayen ki nesesè pou li ka akonpli misyon li nan domèn egalite ak dwa moun.

1.    Konsètasyon nasyonal kont vyolans sou fanm /Concertation nationale contre les violences faites aux femmes; Rezo nasyonal òganizasyon
2.    Sant pwomosyon fanm ouvriyèz /Centre de promotion des femmes ouvrière (CPFO) ;
Zòn metropolitèn Pòtoprens, depatman Lwès
3.    Fanm Yo La (Kolektif feminin ayisyen pou patisipasyon politik fanm)
Zòn metropolitèn Pòtoprens, depatman Sid, Sidès, Nò
4.    Mouvman fanm ayisyèn pou edikasyon ak devlopman /Mouvement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement (MOUFHED) ; Zòn metropolitèn Pòtoprens, depatman Latibont, Lwès, Nò, Nòdwès, Sidès
5.    Asosyasyon fanm solèy d Ayiti (AFASDA) ; depatman Nò, Nòdès, Nòdwès
6.    Fanm lakay ; depatman Nó
7.    Kódinasyon fanm Nódwès
8.    Mouvman fanm Nip (MOFAD – Nip)
9.    Mouvman fanm Ansavo (MOFA) ; depatman Nip
10.    Komite fanm Gabou; Komin Ti Rivyè, depatman Nip
11.    Groupman fanm Divèje; Komin Miragwan, depatman Nip
12.    Rasanbleman fanm Nip (RAFANIP)
13.    Konbit fanm peyizàn Abram (KOFA) ; Katriyèm seksyon kominal Miragwan, depatman Nip
14.    Altènativ aksyon vèt /Alternative action verte; Rezo òganizasyon nan depatman Nip
15.    Gwoupman pou relanse ekonomi fanm nan kooperativ /Groupement pour la relance de l’économie des femmes en association par coopérative (GREFACOOP) ; Komin Delma, Zòn metropolitèn Pòtoprens, depatman Lwès
16.    Kowalisyon fanm twazyèm sikonskripsyon Pòtoprens /Coalition des femmes de la 3ème circonscription de Port-au-Prince, Matisan, depatman Lwès
17.    Rezo fanm pwogresis pou devlopman Ayiti /Réseau des femmes progressistes pour le développement d’Haïti (RFPDH) ; Matisan, depatman Lwès
18.    Lespwa fanm ayisyèn nan Tigwav /L’espoir des femmes haïtiennes de Petit-Goâve (EFHPG); depatman Lwès
19.    Asosyasyon fanm aktif Senlwi Disid /Association des femmes actives de Saint Louis du Sud (AFAS) ; depatman Sid
20.    Fanm aktif Lasavann /Femmes actives de la Savanne (FAS) ; depatman Sid
21.    Asosyasyon fanm pwogresis Flaman /Association des femmes progressistes de Flamand (AFPF); depatman Sid
22.    Asosyasyon fanm pou devlopman Zanglè /Association des femmes pour le développement des Anglais (AFDA); depatman Sid.

 
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