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L’impunité ne peut être le destin d’Haïti |
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Écrit par kay Fanm
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L'arrestation de Jean-Claude Duvalier le 18 janvier dernier - Photo Thony Belizaire / AFP
Dans la foulée du dépôt du rapport On ne peut pas tuer la vérité d’Amnesty International, le Collectif contre l'impunité réaffirme son
refus de la négation du droit et donc de l’impunité qu’elle engendre. «Juger
Jean-Claude Duvalier peut être une opportunité de transformer notre système de
justice, d’ouvrir la voie pour exiger que d’autres violateurs, quels qu’ils
soient, rendent comptent à la nation», rappelle le dernier communiqué du Collectif, L’impunité ne peut être le destin d’Haïti, publié le 22
septembre.
Regroupant des plaignants-es contre
l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier et différentes organisations de défense des droits
humains dont KAY FANM, le Collectif contre l’impunité est très inquiet quant aux risques, dans le contexte actuel, que l'on n'assiste pas à la tenue d’un véritable procès équitable
«mettant en lumière les mécanismes de la dictature duvaliériste».
Trois commissaires du gouvernement se sont succédés depuis l’ouverture du
dossier et aucun appui technique ou recherche de preuves n’a été demandé à
d’autres pays ou instances comme la Commission interaméricaine des droits de
l’Homme (CIDH). Pendant ce temps, l’ex-dictateur profite de mesures réinstaurées
en catimini comme la pension présidentielle et la restitution de biens saisis «malgré les poursuites engagées par l’État à son encontre ;
poursuites introduites depuis 1987 et reprises en 2011», précise le
communiqué.
Le rapport On ne peut pas
tuer la vérité d’Amnesty International est disponible en PDF et en HTML sur le site web d'Amnesty. La conférence de presse dévoilant le rapport s'est tenue malgré les
troubles causés par les avocats de Jean-Claude Duvalier et une dizaine de ses
partisans venus intimider les personnes présentes.
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COMMUNIQUÉ « L’IMPUNITÉ NE
PEUT ÊTRE LE DESTIN D’HAÏTI »
22 septembre 2011, Port-au-Prince
Collectif contre l’impunité
Des plaingants-es, contre l’ex-dictateur
Jean-Claude Duvalier et consort, et des organisations de défense des droits
humains
Centre œcuménique des droits humains (CEDH)
Kay Fanm (La maison des femmes)
Mouvenement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le
développement (MOUFHED)
Réseau national de défense des droits humains (RNDDH)
Dès le retour en Haïti le 16 janvier 2011 de l’ex Président à
vie Jean-Claude Duvalier, des Haïtiens et Haïtiennes se sont
mobilisés pour dire NON à l’accommodation à l’inacceptable; Pour
rappeler que notre «pays qui s’était libéré d’un effroyable système
d’esclavage, qui avait aidé les combattants de la liberté à travers
les Amériques» ne pouvait jeter un tel héritage par-dessus bord et
«offrir refuge à ceux-là même qui ont lentement exterminé [...] le
peuple haïtien, dans le marécage de Fort-Dimanche et partout dans le
pays profond. [...] Refuge et impunité à ceux qui avaient
tranquillement détourné l’argent du pays, dépensant et gaspillant à
tous vents, le confiant à la garde de banques étrangères (1)».
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Lettre ouverte à la MINUSTAH relative au suivi du dossier de l ’agente Orline Mérilan |
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Écrit par Administrator
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Port-au-Prince, le 7 juillet 2011
Bureau de la MINUSTAH Port-au-Prince, Haïti A l’attention de M.Mariano Fernandez Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti Objet : Lettre ouverte relative au suivi du dossier de l ’agente Orline Mérilan, victime d’une tentative de viol de la par t d’un agent de la MINUSTAH
Monsieur le Représentant Spécial,
L’agente de la Police Nationale d’Haïti, Orline Mérilan, a été dans la nuit du 13 au 14 mars 2011, victime d’une tentative de viol par un membre du personnel de la MINUSTAH, Muhammad Naseem (matricule FPU 11773). Suite à l'agression, une enquête a été entamée par l'Unité d'Enquêtes Internes des Nations Unies. Madame Kabita Nirola, enquêteuse, a ainsi rencontré, en date du 9 avril 2011, Madame Orline Mérilan. Depuis le 13 avril 2011, aucun contact n’est établi avec celle-ci par l'Unité des Enquêtes Internes de l'ONU ou par tout autre représentant de la MINUSTAH. Nous déplorons un tel laxisme. Le mandat dictant la présence de cette Force de maintien de la Paix est des plus précis : la MINUSTAH, déployée en Haïti en 2004, a pour objectif d'instaurer un climat sûr et stable en Haïti, notamment par la promotion et la protection des droits de l'Homme. Ceci passe entre autre par la lutte contre l'impunité et le renforcement de l'État de droit en Haïti. De surcroît, tout au long de son mandat, la MINUSTAH s'est dite investie dans la prévention et l'élimination de la violence contre les femmes, dans la société haïtienne comme au sein de ses rangs. Malgré ces politiques, stratégies et énoncés de principes, les immunités et privilèges accordés aux membres du personnel de la MINUSTAH ont eu pour conséquence de trop nombreuses violations des droits fondamentaux des Haïtiennes. Depuis son arrivée en 2004, plusieurs comportements répréhensibles, effectués par des membres du personnel de la MINUSTAH, ont été dénoncés. Trop souvent, nous avons pu constater qu'aucune sanction adéquate n’a été mise en œuvre afin de réprimer et d’éliminer ces agissements. À de nombreuses reprises, le mouvement féministe haïtien s'est publiquement prononcé, décriant cette injustice flagrante. Enquêtes publiques, justices et réparations ont été exigées. Sans succès.
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Lettre ouverte à la PNH relative au suivi du dossier de l’agente 03-14-04-06188 |
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Écrit par Administrator
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Port-au-Prince, le 7 juillet 2011
Police Nationale d’Haïti (PNH) Port-au-Prince, Haïti A l’attention du Directeur du Département De l’Ouest de la PNH Objet : Lettre ouverte relative au suivi du dossier de l’agente 03-14-04-06188, victime d’une tentative de viol de la part d’un agent de la MINUSTAH Monsieur le Directeur,
La présente correspondance est pour assurer un suivi au dossier soumis par l'agente de la PNH, Orline Mérilan. Elle allègue avoir été victime d'une tentative de viol dont le responsable serait un agent de la MINUSTAH.
Ainsi, dans la nuit du 13 au 14 mars 2011, alors qu'elle se reposait dans le dortoir pour femmes du Commissariat de la Croix-des-Bouquets, un agent d'origine pakistanaise, membre de la MINUSTAH, a tenté de la violer. Celui-ci, dûment identifié immédiatement suite à la commission de l'agression, se nomme Monsieur Muhammad Naseem (matricule FPU 11773). Suite à l'agression, une enquête interne a été entamée par la MINUSTAH et l'ONU. Madame Kabita Nirola, enquêteuse à l'Unité des Enquêtes Internes, a ainsi contacté et rencontré l’agente Orline Mérilan. À ce sujet, le dernier contact qu'elle a eu avec elle remonte au 13 avril 2011.
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