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12 janvier 2012
Pour commémorer cette  journée du souvenir qu'est le 12 janvier, les féministes  de la CONAP (Coordination Nationale de plaidoyer pour les droits des femmes) se retrouveront de  10h00 à 1h00 pm au local de la SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes), au 9 rue Villemenay, Bois Verna (en face de Radio Kiskeya).

Rejoignez-nous pour saluer collectivement la mémoire de tous/toutes nos compatriotes disparus, en particulier celle de nos sœurs féministes (Anne-Marie Coriolan, Magalie Marcelin, Myriam Merlet) et des autres femmes fauchées le 12 janvier 2010.
 
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L’impunité ne peut être le destin d’Haïti Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par kay Fanm   

Arrestation de Duvalier
L'arrestation de Jean-Claude Duvalier le 18 janvier dernier - Photo Thony Belizaire / AFP

Dans la foulée du dépôt du rapport On ne peut pas tuer la vérité d’Amnesty International, le Collectif contre l'impunité réaffirme son refus de la négation du droit et donc de l’impunité qu’elle engendre. «Juger Jean-Claude Duvalier peut être une opportunité de transformer notre système de justice, d’ouvrir la voie pour exiger que d’autres violateurs, quels qu’ils soient, rendent comptent à la nation», rappelle le dernier communiqué du Collectif, L’impunité ne peut être le destin d’Haïti, publié le 22 septembre.

 

Regroupant des plaignants-es contre l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier et différentes organisations de défense des droits humains dont KAY FANM, le Collectif contre l’impunité est très inquiet quant aux risques, dans le contexte actuel, que l'on n'assiste pas à la tenue d’un véritable procès équitable «mettant en lumière les mécanismes de la dictature duvaliériste».

 

Trois commissaires du gouvernement se sont succédés depuis l’ouverture du dossier et aucun appui technique ou recherche de preuves n’a été demandé à d’autres pays ou instances comme la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH). Pendant ce temps, l’ex-dictateur profite de mesures réinstaurées en catimini comme la pension présidentielle et la restitution de biens saisis «malgré les poursuites engagées par l’État à son encontre ; poursuites introduites depuis 1987 et reprises en 2011», précise le communiqué.

 

Le rapport On ne peut pas tuer la vérité d’Amnesty International est disponible en PDF et en HTML sur le site web d'Amnesty. La conférence de presse dévoilant le rapport s'est tenue malgré les troubles causés par les avocats de Jean-Claude Duvalier et une dizaine de ses partisans venus intimider les personnes présentes.

 

Communiqué - Collectif contre l'impunité - 22-sept-2011

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COMMUNIQUÉ « L’IMPUNITÉ NE PEUT ÊTRE LE DESTIN D’HAÏTI »

22 septembre 2011, Port-au-Prince

 

Collectif contre l’impunité

Des plaingants-es, contre l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier et consort, et des organisations de défense des droits humains
Centre œcuménique des droits humains (CEDH)

Kay Fanm (La maison des femmes)
Mouvenement des femmes haïtiennes pour l’éducation et le développement (MOUFHED)
Réseau national de défense des droits humains (RNDDH)

Dès le retour en Haïti le 16 janvier 2011 de l’ex Président à vie Jean-Claude Duvalier, des Haïtiens et Haïtiennes se sont mobilisés pour dire NON à l’accommodation à l’inacceptable; Pour rappeler que notre «pays qui s’était libéré d’un effroyable système d’esclavage, qui avait aidé les combattants de la liberté à travers les Amériques» ne pouvait jeter un tel héritage par-dessus bord et «offrir refuge à ceux-là même qui ont lentement exterminé [...] le peuple haïtien, dans le marécage de Fort-Dimanche et partout dans le pays profond. [...] Refuge et impunité à ceux qui avaient tranquillement détourné l’argent du pays, dépensant et gaspillant à tous vents, le confiant à la garde de banques étrangères (1)».

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Lettre ouverte à la MINUSTAH relative au suivi du dossier de l ’agente Orline Mérilan Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   

  

Port-au-Prince, le 7 juillet 2011

 
 
Bureau de la MINUSTAH
Port-au-Prince, Haïti
 
A l’attention de M.Mariano Fernandez 
Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti
 
Objet :    Lettre  ouverte  relative  au  suivi   du  dossier  de  l ’agente  Orline Mérilan,  victime  d’une  tentative  de  viol   de  la  par t  d’un  agent  de  la MINUSTAH


Monsieur le Représentant Spécial,

  L’agente de la Police Nationale d’Haïti, Orline Mérilan, a été dans la nuit du 13 au 14 mars 2011, victime d’une  tentative de viol par un membre du personnel de  la MINUSTAH,  Muhammad  Naseem  (matricule  FPU  11773).    Suite  à  l'agression,  une enquête a été entamée par l'Unité d'Enquêtes Internes des Nations Unies.  Madame Kabita Nirola, enquêteuse, a ainsi rencontré, en date du 9 avril 2011, Madame Orline Mérilan.   Depuis  le 13 avril 2011, aucun contact n’est établi avec celle-ci par  l'Unité des Enquêtes Internes de l'ONU ou par tout autre représentant de la MINUSTAH.  
 
  Nous déplorons un tel laxisme.  Le mandat dictant la présence de cette Force de maintien de  la Paix est des plus précis :  la MINUSTAH, déployée en Haïti en 2004, a pour  objectif  d'instaurer  un  climat  sûr  et  stable  en  Haïti,  notamment  par  la promotion et la protection des droits de l'Homme.  Ceci passe entre autre par la lutte contre l'impunité et le renforcement de l'État de droit en Haïti.   De surcroît,  tout au long  de  son  mandat,  la  MINUSTAH  s'est  dite  investie  dans  la  prévention  et l'élimination de  la violence contre  les  femmes, dans  la  société haïtienne comme au sein de ses rangs.
 
  Malgré  ces  politiques,  stratégies  et  énoncés  de  principes,  les  immunités  et privilèges  accordés  aux  membres  du  personnel  de  la  MINUSTAH  ont  eu  pour conséquence de trop nombreuses violations des droits fondamentaux des Haïtiennes.  Depuis  son  arrivée  en 2004, plusieurs  comportements  répréhensibles,  effectués par des membres du personnel de  la MINUSTAH, ont été dénoncés.   Trop souvent, nous avons  pu  constater  qu'aucune  sanction  adéquate  n’a  été  mise  en  œuvre  afin  de réprimer  et  d’éliminer  ces  agissements.    À  de  nombreuses  reprises,  le mouvement féministe  haïtien  s'est  publiquement  prononcé,  décriant  cette  injustice  flagrante. 

Enquêtes publiques, justices et réparations ont été exigées.  Sans succès.  

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Lettre ouverte à la PNH relative au suivi du dossier de l’agente 03-14-04-06188 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Administrator   
Port-au-Prince, le 7 juillet 2011

 
Police Nationale d’Haïti (PNH)
Port-au-Prince, Haïti
 
A l’attention du Directeur du Département  
De l’Ouest de la PNH

Objet :  Lettre ouverte relative au suivi du dossier de l’agente 03-14-04-06188, victime d’une tentative de viol de la part d’un agent de la MINUSTAH

 
Monsieur le Directeur,

La présente  correspondance est pour assurer un  suivi au dossier  soumis par  l'agente de  la PNH, Orline Mérilan.  Elle allègue avoir été victime d'une tentative de viol dont le responsable serait un agent de la MINUSTAH.

Ainsi, dans  la nuit du 13 au 14 mars 2011, alors qu'elle se reposait dans  le dortoir pour  femmes du Commissariat de la Croix-des-Bouquets, un agent d'origine pakistanaise, membre de la MINUSTAH, a tenté de la violer.  Celui-ci, dûment identifié  immédiatement  suite  à  la  commission  de  l'agression,  se  nomme Monsieur Muhammad  Naseem  (matricule  FPU 11773).   

Suite  à  l'agression,  une  enquête  interne  a  été  entamée  par  la  MINUSTAH  et  l'ONU. Madame  Kabita  Nirola, enquêteuse à  l'Unité des Enquêtes  Internes, a ainsi  contacté et  rencontré  l’agente Orline Mérilan.   À  ce  sujet,  le dernier contact qu'elle a eu avec elle remonte au 13 avril 2011.  

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